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La première femme élue maire de Mexico a été investie mercredi pour un mandat de six ans à la tête de cette ville, l'une des plus grandes du monde, dans un pays réputé machiste.

Claudia Sheinbaum, une scientifique de l'environnement de 56 ans, s'est imposée aux élections du 1er juillet sur une ligne anti-establishment, comme son mentor, le nouveau président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador.

Elle a repris dans son discours d'intronisation la rhétorique anti-corruption de "AMLO".

"Nous entamons une nouvelle ère d'honnêté, au cours de laquelle nous éradiquerons les privilèges des hauts fonctionnaires", a-t-elle annoncé.

Elle s'est engagée à mettre fin à "la privatisation des espaces publics" et aux amendes ou taxes excessives dans cette ville aux huit millions d'habitants (20 millions d'habitants en incluant la périphérie).

Une autre femme, Rosario Robles, avait occupé ce poste mais de façon intérimaire entre 1999 et 2000, sans avoir été élue.

Mme Sheinbaum a soutenu très tôt Lopez Obrador, qui lui-même a été maire de Mexico entre 2000 et 2005.

Elle faisait partie des politiques qui ont quitté le Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) pour rejoindre Lopez Obrador lorsqu'il a lancé son parti Morena en 2014.

L'année suivante, elle avait été élue dans l'un des 16 secteurs de la ville, d'où elle a organisé sa conquête de l'ensemble de la capitale, mettant fin à plus de vingt ans de domination du PRD.

Mme Sheinbaum a fait l'objet de vives critiques pour sa responsabilité dans l'effrondrement de l'école Rebsamen au moment du séisme de 19 septembre 2017 qui a frappé la capitale.

Cette école, où 19 enfants et sept adultes ont trouvé la mort, se situait dans le secteur de Tlalpan qu'elle dirigeait, au sud de la mégapole.

Selon des experts, des irrégularités dans la construction du bâtiment sont à l'origine de son effondrement. Des parents des victimes ont déposé plainte et exigent une enquête sur sa responsabilité.

Mme Sheinbaum a accusé ses rivaux d'exploiter cette tragédie à des fins électorales.