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Nicolas Sarkozy a de nouveau passé la journée de mercredi au pôle anticorruption de Nanterre. L'ancien président a été mis en examen ce mercredi soir. Khattar Abou Diab est consultant en géopolitique et enseignant à l’Université Paris-Sud. Il revient sur les circonstances de l’intervention militaire menée en Libye par la France et le Royaume-Uni.

En 2011, la France était en première ligne dans la guerre engagée contre le régime de Mouammar Kadhafi. Certains font le lien avec l’affaire de financement illicite dont est aujourd’hui accusé Nicolas Sarkozy. Qu’en pensez-vous ?

A minima, c’est un raccourci. Ce genre de décisions, de toute façon, ne se prend pas en fonction d’un seul critère personnel, fût-il important. Je pense qu’il faut se remettre dans le contexte de l’époque. La France avait été plutôt en deçà de la main dans le cadre de la révolution tunisienne, voire avait fait preuve d’une certaine complaisance vis-à-vis du régime de Ben Ali. Sarkozy s’est laissé convaincre qu’il fallait être beaucoup plus proactif s’agissant de la Libye, faute de quoi il serait accusé d’être passé à côté de l’Histoire, à côté de cette démocratisation en cours dans les pays arabes.

Mais cela s’est révélé une erreur d’analyse…

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