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Alors que le régime de Bachar al-Assad est soupçonné par les puissances occidentales d'avoir eu recours à des armes chimiques contre son peuple, la Syrie prendra sous peu la présidence de la conférence de l'ONU du désarmement. La présidence tournante suit l'ordre alphabétique. La Suisse l'assure jusqu'au 28 mai, date à laquelle doit suivre la Syrie, avant la Tunisie et la Turquie.

La conférence de désarmement de l'ONU, basée à Genève, a négocié le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires ainsi qu'une convention contre les armes biologiques.


"Le fait que le régime syrien de Bachar al-Assad préside la conférence de désarmement mondial des armes chimiques et nucléaires peut être comparé à mettre un violeur en série en charge d’un refuge pour femmes”, a fustigé Hillel Neuer, directeur d’UN Watch.

Environ 500 personnes ont été accueillies dans des installations sanitaires à Douma, en Syrie, avec des "signes et symptômes faisant penser à une utilisation d'agents chimiques", selon l'Organisation mondiale de la santé.