International Charles Michel a expliqué la raison pour laquelle un éventuel accueil des migrants était impossible.

A l'occasion de la conférence de presse sur la lutte antiterroriste suite à la rencontre entre le Premier ministre belge, Charles Michel, et son homologue français, Edouard Philippe, les journalistes ont abordé le sujet de l'Aquarius, le bateau affrété par une ONG et coincé avec 629 migrants rescapés à son bord. Une journaliste a demandé si la France et la Belgique étaient prêtes à "ouvrir leurs portes pour accueillir des bateaux coincés"

Edouard Philippe a, dans un premier temps, expliqué la situation de la France en Méditerranée. Charles Michel a ensuite embrayé, précisant : "Premier élément, la Belgique n'a pas de port en mer Méditerranée". "Cela devrait durer", a ajouté Edouard Philippe. Avant que le Belge ne rétorque à nouveau : "Je le crains".

Une petite boutade qui n'est peut-être pas bien passée pour tout le monde, compte tenu de la gravité de la situation. Le bateau de 629 migrants avec, à son bord, sept femmes enceintes, 11 enfants en bas âge et 123 mineurs isolés va finalement être accueilli par l'Espagne après les refus de l'Italie et de Malte.

La première réponse du Premier ministre belge au sujet de l'Aquarius n'était cependant qu'un moyen d'aborder cette tragédie. Charles Michel s'est ensuite exprimé sur le sujet plusieurs minutes et sur un ton nettement plus sérieux. Il a souligné trois points importants à ses yeux : sécuriser les frontières extérieures de l'Union européenne, casser le "business model" des passeurs en concluant des accords avec les pays tiers, réformer et moderniser les accords de Dublin.