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Ce week-end, quelques 70 personnes se sont fait tirer dessus à Chicago. Une situation que le maire de la ville a voulu dénoncer en prenant la parole pour alerter l’opinion publique.

Lahm Emanuel est revenu sur les différentes fusillades: "J’étais au téléphone avec une mère de famille, aujourd’hui. Avec deux d’entre elles. Elles ont les mêmes aspirations, les mêmes désirs que moi pour mes enfants ou que vous pour les vôtres. Et quelqu’un sur une moto a arraché cet enfant à ses parents." Vendredi, trois personnes étaient visées dans ces fusillades, samedi le nombre est passé à huit et dimanche, ce sont 47 personnes qui ont été touchées par balles.


Au moins 11 personnes ont été tuées et des dizaines blessées lors de ces multiples fusillades attribuées pour la plupart aux gangs qui gangrènent la troisième ville américaine.

D'après le décompte effectué par le quotidien local Chicago Tribune, 40 personnes ont été touchées par balle en l'espace de seulement sept heures. Parmi elles, de simples passants comme de présumés membres de gangs.

Entre vendredi soir et lundi matin, le journal a donc dénombré plus de 70 personnes atteintes par balle.

Les gangs sont très actifs dans les quartiers de l'ouest et du sud de la ville de l'Illinois (nord), très pauvres et avec une forte prédominance de minorités ethniques.

Certains tirs étaient "ciblés" et liés à des conflits entre gangs, a précisé Fred Waller, un responsable de la police de Chicago, à des journalistes.

Selon la police, les balles ont fusé à plusieurs occasions dans la foule, sans discernement. Un repas de funérailles a notamment été visé.

Lahm Emanuel a aussi dénoncé le trop grand nombre d’armes qui circulent dans les rues de la ville ainsi que les "personnes avec un casier judiciaire en liberté".