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"Le ciseau du monarque", la "balance" de l'injustice sociale, "la plante sans racine"... Les représentants de l'opposition à Emmanuel Macron étaient conviés à apporter chacun un objet symbole du bilan qu'ils tirent de la première année du quinquennat, lors de l'Emission politique jeudi soir sur France 2.

"Le ciseau" du "monarque républicain" pour Jean-Luc Mélenchon

Le leader de La France insoumise avait apporté une paire de ciseaux, mimant les "coupes" opérées: "c'est le président des riches, mais le monarque républicain n'a pas un sceptre, il a un ciseau. Il coupe dans les budgets de l'Etat, dans les effectifs des services publics dans les revenus des pauvres, par la CSG et le reste. Il coupe dans l'histoire sociale de la France en voulant bousculer et détruire les statuts qui ont été acquis au fur et à mesure des annés, il coupe, il coupe, il réduit..."

Des "feuilles de retraite" pour Laurent Wauquiez

Le président des Républicains avait lui choisi d'illustrer la hausse de la CSG pour une partie des retraités: "Je vous ai amené des feuilles de retraite d'une femme de chez moi, de Haute-Loire, qui touche une retraite de 1.200 euros. Comme des millions de personnes, elle a connu un perte de CSG qui est de l'ordre de 200 euros sur l'ensemble de l'année (...) Comme il n'y a pas d'économies sur la dépense publique, eh bien, Emmanuel Macron est obligé de prendre dans la poche des Français. Il n'a pas de miracle (...): comme il n'y a pas cette volonté d'économies, les impôts vont continuer à augmenter".

Carnet de notes pour Christophe Castaner

Exercice plus délicat pour le chef de file du parti présidentiel, qui a défendu le lien avec le quotidien des Français: "C'est un carnet sur lequel, chaque fois que je rencontre des femmes, des hommes, je prends des notes. (...) Je prends des notes et je les fais remonter parce qu'au fond c'est ce que nous sommes, cette volonté de partir du réel de la France du réel, pas d'une France théorique, pas une France de programmes électoraux ou une France de prêt-à penser".

La balance pour Olivier Faure

Le nouveau premier secrétaire du PS avait apporté une balance pour mieux symboliser les injustices sociales, à ses yeux, de la première année du quinquennat : "Il y a d'abord eu l'impôt sur la fortune, et puis après, il y a eu la +flat tax+ qui a permis de baisser l'impôt sur les dividendes, et puis maintenant on nous dit qu'on va même enlever +l'exit tax+, une amnistie pour les évadés fiscaux. Ce soir, je suis venu vous parler (...) de ceux qui n'ont pas pesé lourd dans la balance présidentielle: les retraités qui paient plus de CSG, les étudiants à qui on promet un avenir dans la sélection, les fonctionnaires que l'on méprise, les malades (...) les locataires qui voient leurs APL diminuer. Il y a un président des riches, il faut maintenant un parti pour tous les autres".

La Tillandsia, une "plante sans racines" pour Marine Le Pen

La présidente du Front national a choisi une "plante sans racines": "La Tillandsia (...) c'est une espèce très rare de plante sans racine. Exactement comme la politique d'Emmanuel Macron.... On les appelle +les filles de l'air+. C'est pas mal quand on veut tutoyer Jupiter. Nous autres Terriens, évidemment, ça ne nous parle pas. Dans toute sa vie, elle ne fait qu'une fleur. Et puis surtout, autour d'elle, c'est le désert. J'ai trouvé que ça symbolisait bien la première année d'Emmanuel Macron".