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Malgré des études brillantes, Valentin ne pourra pas réaliser l'examen d'entrée pour intégrer une école d'avocat en France. En cause, une épreuve de synthèse de plusieurs dizaines de pages irréalisable.

A l'âge de 23 ans, Valentin a un rêve: celui de devenir avocat. Afin de tenter l'examen d'entrée d'une école d'avocat, le jeune homme avait demandé un aménagement spécifique.

"Je suis handicapé visuel. J'ai une vision évaluée à 1/80ème à chaque oeil", écrit l'étudiant français sur son profil Facebook. Mais cet aménagement a été refusé par le ministère de l'Enseignement supérieur.

Le ministère estime que "l’adaptation demandée représenterait une rupture d’égalité par rapport aux autres candidats, car la note de synthèse ainsi adaptée constituerait un sujet plus facile pour le candidat".

Valentin demande que le dossier de "30 à 70 pages" que les étudiants doivent balayer rapidement pour en faire la synthèse soit condensé. "J’ai une loupe qui multiplie par 12, une lecture en diagonale est impossible", a assuré l’étudiant.

Le refus est donc douloureux: "Je ne me suis jamais plaint, je n'ai jamais rien demandé, je n'ai jamais mis mon handicap en avant pour obtenir quelconque faveurs".

"Aujourd'hui, on me dit que je ne deviendrais jamais avocat car je ne peux pas effectuer cette épreuve", poursuit le jeune homme, également créateur d’une start-up de livraison de plats à domicile. Il compte ainsi contester devant le tribunal administratif de Nancy cette décision.