Le départ d'Assad ne réglerait pas la crise en Syrie

afp Publié le - Mis à jour le

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International Le départ du président syrien Bachar al-Assad ne réglerait pas la crise en Syrie, a déclaré vendredi un vice-Premier ministre syrien, Qadri Jamil, lors d'une conférence de presse à Moscou.

"Il faut un dialogue pour trouver une solution politique à la crise. Mais si Assad démissionne, avec qui mener le dialogue?", a-t-il affirmé. M. Qadri Jamil a accusé d'"hypocrisie" les Etats-Unis, qui insistent sur le départ de Bachar al-Assad, comme le fait l'opposition syrienne. "L'Occident ne souhaite pas un règlement pacifique en Syrie mais la poursuite de l'effusion du sang", a-t-il estimé.

Le régime syrien cherche actuellement à trouver un moyen pour surmonter les conséquences des "sanctions injustes occidentales" et compte notamment sur l'aide économique de la Russie avec laquelle la Syrie négocie l'octroi d'un crédit, a indiqué M. Jamil.

Moscou et Damas se sont mis d'accord sur la livraison de gaz et mazout russes à la Syrie, a ajouté le vice-Premier ministre syrien. "La Russie s'est chargée d'aider économiquement la Syrie. De notre côté, nous ferons tout notre possible pour surmonter la crise", a-t-il souligné. La Russie, partenaire de longue date du régime syrien auquel elle livre des armes malgré les critiques occidentales, s'oppose à toute ingérence étrangère en Syrie.

La Russie a bloqué trois fois avec la Chine les résolutions occidentales à l'ONU visant à faire pression par la menace de sanctions sur le régime du président Assad depuis le début du conflit en Syrie il y a 16 mois.

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