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Le Japon et les Etats-Unis ont refusé samedi de signer un nouvel engagement du G7 contre la pollution des océans par le plastique, un sujet qui a encore plus divisé le groupe que le commerce ou le changement climatique. Canada, France, Allemagne, Royaume-Unie et Italie, ainsi que l'Union européenne, ont souscrit à une nouvelle charte contre la pollution plastique des océans, mais le Japon s'est joint à l'opposition des Etats-Unis, selon le communiqué final publié samedi à l'issue du sommet organisé au Canada.

Donald Trump, dans tous les cas, a retiré peu après la conclusion de la réunion son soutien à la totalité du communiqué de 28 points qui avait été approuvé par les sept pays, en raison des reproches renouvelés par Justin Trudeau à l'égard des droits de douanes américains sur l'acier et l'aluminium.

Selon Angela Merkel et Emmanuel Macron, la nouvelle "charte", qui n'avait pas encore été publiée par les organisateurs canadiens du sommet, prévoit de passer au recyclage de 100% des plastiques à l'horizon 2030, et à développer autant que possible les alternatives aux emballages plastiques.

En recyclant le plastique au maximum, les pays limiteront les déchets qui se déversent dans les rivières et fleuves et in fine dans les océans.

La chancelière allemande a expliqué que Washington ne voulait pas s'engager sur des objectifs chiffrés. Elle n'a pas évoqué la position du Japon. "Les dirigeants doivent désormais convertir cette vague d'inquiétude collective en des progrès réels", a commenté John Tanzer, de l'ONG WWF.

L'engagement des quatre pays européens s'inscrit dans celui de l'Union européenne, dont la Commission a proposé fin mai l'interdiction des produits plastiques à usage unique, et un objectif de recyclage de 90% des bouteilles en plastique d'ici 2025.

L'Allemagne accuse Trump de "détruire la confiance" avec ses tweets

Le président américain Donald Trump a "détruit" une grande partie de la confiance entre les Etats-Unis et l'Europe en retirant a posteriori, au moyen d'un tweet, son soutien à l'accord final du sommet du G7 au Canada, a affirmé dimanche la ministre allemande des Affaires étrangères Heiko Maas.

"Vous pouvez détruire très rapidement une quantité incroyable de confiance dans un tweet. Cela rend d'autant plus important pour l'Europe de rester unie et de défendre ses intérêts de façon encore plus offensive", a tweeté Mme Maas. "L'Europe unie est la réponse à l'Amérique d'abord", a-t-elle ajouté.