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Le gouvernement du Nigeria a défendu le bilan du président Muhammadu Buhari mercredi en réponse à un appel l'invitant à ne pas se représenter mais sans dire si le dirigeant âgé de 75 ans serait candidat à la présidentielle de l'an prochain.

L'ex-président Olusegun Obasanjo avait estimé mardi dans une tribune publique que M. Buhari, qu'une mystérieuse maladie a tenu éloigné de son pays pendant six mois, "avait besoin d'un repos bien mérité", estimant "irréaliste" qu'il puisse briguer un nouveau mandat de quatre ans.

L'ex-président, qui conserve une influence sur la scène politique, a dénoncé "les pauvres performances" du président Buhari depuis son arrivée au pouvoir en 2015, citant tour à tour "pauvreté, insécurité, mauvaise gestion économique, népotisme"...

Le ministre de l'Information, Lai Mohammed, a repoussé ces critiques, estimant que l'administration Buhari avait enregistré des succès dans la lutte contre la corruption et l'insurrection des islamistes de Boko Haram et que l'économie faisait également "des progrès réguliers".

Dans un communiqué, il a ajouté que la question d'une nouvelle candidature de M. Buhari à la présidence représentait "à ce stade une distraction pour le président" occupé à relever les défis de la nation.

"Il est engagé à remplir le mandat que les Nigérians lui ont donné en 2015. Voilà où nous en sommes aujourd'hui", a-t-il dit.