Le gouvernement syrien a échoué dans la protection des civils

afp Publié le - Mis à jour le

International Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a affirmé samedi que le gouvernement syrien avait échoué dans la protection des civils et lui a demandé de "cesser les tueries et l'utilisation d'armes lourdes contre les agglomérations".

"Le gouvernement syrien a manifestement échoué dans la protection des civils et la communauté internationale a une responsabilité collective de suivre la charte des Nations unie et d'agir sur la base de ses principes", a déclaré M. Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse après avoir rencontré le président croate, Ivo Josipovic sur l'île de Brijuni en Croatie.

M. Ban s'est inquiété de la "détérioration rapide" de la situation en Syrie et de l'aggravation des souffrances de la population civile alors que les "combats s'intensifient à travers le pays, y compris dans la capitale".

Le secrétaire général de l'ONU s'est félicité de l'adoption, la veille, au Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution autorisant la prolongation de 30 jours de la mission des 300 observateurs des Nations unies en Syrie.

Il a estimé que le vote unanime représentait un "signal constructif" et a demandé au Conseil de sécurité de "redoubler d'efforts pour parvenir à avancer d'une manière unie" vers une solution à la crise syrienne.

M. Ban a renouvelé son appel à "toutes les parties en Syrie, gouvernement et forces de l'opposition, de cesser les violences armées sans aucune condition" soulignant que "le gouvernement syrien, en premier lieu, doit cesser les tueries et l'utilisation d'armes lourdes contre les agglomérations".

Pour M. Ban, pour parvenir à la paix, "les tueries et les violations des droits de l'Homme doivent cesser" afin de "passer rapidement à une transition pacifique et à un dialogue politique" entre les parties syriennes en conflit.

Samedi, des affrontements opposaient l'armée syrienne aux rebelles à Alep, deuxième ville de Syrie, où un nouveau front a été ouvert après le déclenchement de la "bataille de Damas" dans laquelle les forces régulières semblent avoir repris la main.

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