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Le Kremlin s'est dit vendredi "profondément préoccupé" par l'"escalade des tensions" sur le dossier nord-coréen après les derniers échanges de "menaces" entre Donald Trump et Kim Jong-Un, le ministre russe des Affaires étrangères réclamant d'arrêter les batailles d'enfants "dans une cour d'école". "Moscou est sans aucun doute profondément préoccupée de l'escalade des tensions sur la péninsule coréenne, liée à l'échange de déclarations assez grossières et pleines de menaces" entre les deux présidents, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, appelant une nouvelle fois à la "retenue".

"Moscou reste persuadé qu'il n'y pas d'autre solution qu'une résolution politique et diplomatique du problème nord-coréen. Tout autre dénouement peut avoir des conséquences très indésirables et même catastrophiques", a-t-il dit.

Kim Jong-Un a qualifié Donald Trump d'homme "mentalement dérangé" qui paiera "cher" pour ses menaces contre la Corée du Nord quelques heures après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions contre Pyongyang.

Donald Trump l'avait qualifié à la tribune des Nations unies d'"homme-fusée" et avait menacé la Corée de Nord de "destruction totale".

Vendredi à l'ONU, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réclamé que "les têtes chaudes se refroidissent". Il faut privilégier "l'approche raisonnable et non émotionnelle - au lieu d'avoir une cour d'école où les enfants se battent sans que personne ne puisse les arrêter".

La Russie accueille favorablement tous ceux qui se proposeraient en médiateurs dans la crise, a aussi affirmé le ministre russe lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. "Ce pourrait être un pays européen neutre", a-t-il ajouté, sans autre précision.