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La Belgique est un des huit pays qui accueillera des migrants parmi les quelque 200 réfugiés qui ont pris place à bord du navire humanitaire Lifeline autorisé à accoster sur l'île de Malte, a annoncé mercredi le Premier ministre Joseph Muscat. L'information a été confirmée sur Twitter par le secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations Theo Francken qui a évoqué un "maximum de 15 personnes". "Nous sommes un partenaire européen loyal et nous aiderons Malte mais" il s'agira d'"une opération ad hoc unique", concernant un "maximum de 15 personnes avec un haut potentiel de reconnaissance", a tweeté le secrétaire d'Etat N-VA, confirmant l'information du Premier ministre maltais selon laquelle "une procédure judiciaire sera entamée contre le navire de l'ONG".

"Et à présent, il faut travailler sur la notion de l'accueil en Afrique du Nord", a encore tweeté M. Francken alors que le président de l'UE Donald Tusk propose la création de centres de débarquement dans la région.

La porte-parole de Theo Francken a cependant précisé qu'il s'agira de continuer à travailler à une solution structurelle passant par l'accueil dans la région d'origine.

Le Sommet européen qui se déroule jeudi et vendredi se penchera notamment sur le dossier de la migration.

Chaleur et manque d'hygiène

Petite île méditerranéenne d'à peine plus de 400.000 habitants, Malte s'est toutefois refusée à ouvrir ses ports au navire humanitaire Aquarius, pourtant sans migrant à son bord, selon l'ONG SOS Méditerranée.

L'Aquarius a donc mis le cap sur Marseille (France) pour une escale technique qu'il doit faire dans les prochains jours, après le refus de Malte et l'impossibilité, selon l'ONG, de se rendre en Italie.

Les migrants du Lifeline enduraient mardi la chaleur et des conditions sanitaires qui n'ont cessé de se dégrader depuis une semaine qu'ils sont à bord de ce navire d'une trentaine de mètres de long, en attente à environ 30 milles au large de Malte.

En revanche, quelque 108 migrants ont pu enfin toucher terre dans la nuit de lundi à mardi à Pozzallo, en Sicile, après plus de trois jours à attendre sur le pont d'un porte-conteneurs danois, l'Alexander Maersk, venu les secourir vendredi au large de la Libye.