International Les murs sortent de terre, partout dans le monde, et ils sont la promesse en général d'une facture exorbitante. Exemple avec celui du président américain Donald Trump à la frontière mexicaine, sans doute sa promesse de campagne la plus martelée lors de ses premiers meetings.

Dans une énième version du plan proposé au Congrès, la construction devrait durer 10 ans, avec l'assurance de terminer les 505 premiers kilomètres d'ici 2027. Finalement, le mur ne mesurerait pas plus de 1.552 kilomètres, soit... la moitié de la longueur de la frontière. 651 autres kilomètres de barbelés déjà existants devraient être remplacés ou renforcés, mais ces pronostics, encore non officialisés, s'éloignent considérablement des 2.050 kilomètres de béton promis par l'Intérieur au début de l'année 2017.

Dans les faits, la Maison Blanche ne sait pas trop comment gérer cette énorme dépense. Le coût dépasse de loin les budgets estimés préalablement. En février, les 2.050 kilomètres devaient revenir à 8,6 millions de dollars par kilomètre. Mais dans le plan actualisé, le kilomètre est à... 15 millions de dollars, quasi le double. Au printemps dernier, Donald Trump n'envisageait pas plus de 10 milliards de dépenses. Le prix final devrait tourner autour des 18 milliards de dollars pour les 1.500 kilomètres, soit plus de 15 milliards d'euros. Et il n'est plus question, apparemment, d'envoyer le détail des comptes à Mexico.

Plus petit en longueur, mais aussi en hauteur. La première mouture du projet, présentée en septembre, évaluait des parcelles de 19 mètres. Elles sont désormais rabotées à 9 mètres, maximum.

Une dernière précision de taille: le mur n'existe toujours pas, même si certaines zones frontalières sont bloquées d'accès depuis longtemps.