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Le pape François a décidé d'interdire à partir de 2018 les ventes de cigarettes dans le magasin détaxé où les employés du Vatican peuvent faire leurs courses.

"La raison est très simple: le Saint-Siège ne peut pas contribuer à une activité qui affecte clairement la santé des gens", a expliqué jeudi le porte-parole du Vatican, Greg Burke, dans un communiqué.

"Aucun profit ne peut être légitime s'il met des vies en danger", a-t-il ajouté, en reconnaissant, mais sans donner de chiffres, que les cigarettes vendues à prix réduit représentaient "une source de revenus pour le Saint-Siège".

Selon l'Organisation mondiale de la santé, le tabac est à l'origine de plus de sept millions de morts dans le monde chaque année, a rappelé le Vatican.

Le pape François, qui a subi l'ablation d'un poumon à l'âge de 20 ans, ne fume pas, contrairement au personnage de pape interprété par l'acteur Jude Law dans la série à succès "The Young Pope" qui enchaîne les cigarettes.

Mais les Etats pontificaux ont été parmi les premiers à importer la plante de tabac et des gravures anciennes montrent des papes en train de priser.

En 2002, le Vatican avait promulgué, avant l'Italie, une loi interdisant de fumer dans des locaux publics, sans bannir les cartouches de cigarettes de son magasin d'Etat.

La petite gare ferroviaire du Vatican, offerte à la papauté par Benito Mussolini et quasiment jamais utilisée, a été convertie en 2003 en grand magasin de luxe pour une clientèle potentielle de 5 à 6.000 privilégiés: employés et retraités du Vatican, mais aussi membres des ambassades auprès du Saint-Siège.

Ils pourront continuer à acheter sacs et valises, montres, gadgets électroniques, parfums, ainsi que vêtements de marque qui n'ont rien d'ecclésiastique, totalement détaxés. Ils disposent aussi d'un magasin alimentaire et d'une pompe à essence au tarif défiant toute concurrence.