International

C’était bien avant que Donald Trump soit élu, en juillet 2016. Lors de leur Convention, les Républicains avaient annoncé ce qu’ils comptaient faire en matière environnementale s’ils accédaient au pouvoir. Dans leur plate-forme, ils s’engageaient à se débarrasser du Clean Air Act, qui vise à réduire la pollution des usines à charbon, à supprimer toute réglementation sur l’exploitation du gaz de schiste, à sortir de l’Accord de Paris ou encore à transformer radicalement la mission de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), en la préservant de l’influence de " la science politisée " - ce qu’a fait l’administrateur nommé par Trump, Scott Pruitt, jusqu’à sa démission jeudi.

Les électeurs ont suivi, malgré ce paradoxe : les Etats républicains sont ceux qui sont les plus pollués. Cette contradiction a intrigué la sociologue américaine Arlie Russell Hochschild. "Comment peut-on à la fois faire face à une pollution extrême et voter pour des politiciens qui choisissent de supprimer les réglementations environnementales ?", demande-t-elle. Pendant cinq ans, elle a interviewé des supporters du Tea Party à Calcasieu Parish, en Louisiane, un des comtés (appelés "paroisses") les plus pollués des Etats-Unis.