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Ça grince, mais ça passe. Réuni en plénière mercredi à Strasbourg, le Parlement européen a adopté à une large majorité un texte critiquant sévèrement la désignation éclair et surprise du chef de cabinet du président Juncker, l’Allemand Martin Selmayr, au poste stratégique de secrétaire général de la Commission, le 21 février dernier.

Bref rappel des épisodes précédents : Martin Selmayr a postulé pour le poste de secrétaire général adjoint, opportunément laissé vacant par sa titulaire, Paraskevi Michou, promue à un poste de directrice générale. L’Espagnole Clara Martinez Alberola, à l’époque n°2 du cabinet Juncker, passée cheffe depuis, a également fait acte de candidature (bidon), pour que la procédure soit valide, avant de passer son tour. Lors de la réunion du collège des commissaires, Jean-Claude Juncker a annoncé la nomination de son chef de cabinet comme secrétaire général-adjoint, puis sa promotion immédiate en tant que secrétaire général, suite au départ à la retraite d’Alexander Italianer, qui occupait le poste depuis 2015. Départ qui a surpris tout le monde… sauf le président Juncker qui savait depuis 2016 que le Néerlandais quitterait son poste en 2018.

Bref : le nuage de fumée entourant la nomination de l’Allemand était suffisamment épais pour que l’on pense au feu.

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