International Cette annonce de Kim Jong-un intervient en plein cœur de l'apaisement dans la péninsule et met du même coup un terme à trois ans de vie à des heures différentes.

La partie nord de la péninsule coréenne vit en autarcie, et ce à plusieurs niveaux. Le régime dispose ainsi de son propre calendrier, qui débute à notre an 1912, et vit donc en l'an 107 du calendrier juche, basé sur la date de naissance de Kim Il-sung, premier leader nord-coréen.

Le pays le plus fermé au monde avait également adopté voici trois ans un nouvel horaire. Le 15 août 2015, date du septantième anniversaire de la libération de la péninsule du colonialisme japonais, la Corée du Nord avait retardé toutes ses horloges de 30 minutes pour créer un décalage avec sa voisine du Sud.

Une décision qui cadrait avec la volonté du jeune leader nord-coréen de retrouver le fuseau horaire de l'époque pré-coloniale. Un horaire en outre partagé par l'ancien régime colonial japonais.

Mais voici que près de trois ans plus tard, et alors que les deux Etats ont engagé un processus quasiment inattendu de pacification, avec en point d'orgue ce sommet inter-coréen à Panmunjeom, M. Kim a indiqué que son régime allait se réaligner sur le fuseau horaire voisin.

Vendredi dernier lors de sa visite historique en Corée du Sud, Kim Jong-un avait, dans des termes rapportés par la présidence sud-coréenne, trouvé "déchirant" de voir deux horloges coréennes à heures différentes. En conséquence de quoi, il a décidé d'"unifier les deux heures locales". "Etant donné que nous avions modifié l'heure standard, c'est à nous de revenir à ce fuseau."

Après l'adoption ce lundi par le parlement nord-coréen de ce décret, le changement doit intervenir samedi et représente "la première mesure pratique pour la réconciliation et l'unité nationales" a pointé KCNA, l'organe officiel du régime.