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Le parquet de Palerme (Sicile) a confirmé vendredi l'enquête pour séquestration de personnes contre le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, qui avait refusé pendant 10 jours à plus d'une centaine de migrants de débarquer en Italie.

Le parquet a annoncé cette décision dans un courrier à M. Salvini, patron de l'extrême droite italienne, qui l'a ouvert et lu sur une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook. Le 25 août, un procureur d'Agrigente avait ouvert une enquête pour séquestration, abus de pouvoir et arrestation illégale contre le ministre et son chef de cabinet. La procédure contre M. Salvini a été transférée à une juridiction de Palerme habilitée à poursuivre les membres de l'exécutif, qui a confirmé donc les deux premiers chefs. "Un organe de l'Etat enquête sur un autre organe de l'Etat. Avec la toute petite différence que vous avez élu cet organe de l'Etat", a déclaré M. Salvini sur la vidéo en se désignant. "Les autres n'ont été élus par personne et ne répondent (de leurs actions) devant personne". 

"C'est vous qui avez demandé à ce ministre de contrôler les frontières, de contrôler les ports, de limiter les débarquements, de limiter les départs des clandestins. C'est vous qui me l'avez demandé, et je vous considère comme mes amis, comme mes soutiens et comme mes complices", a-t-il ajouté, avant d'afficher la lettre dans son bureau au ministère, comme "une médaille". "Je ne dévierai pas d'un millimètre tant que les Italiens me le demandent. Et si demain devait arriver un autre bateau chargé de migrants, ils ne débarqueraient pas", a-t-il ajouté