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Le réseau ferroviaire à grande vitesse européen n'est qu'un ensemble fragmenté de lignes nationales insuffisamment coordonnées entre les pays, assène la Cour des comptes européenne dans un rapport au picrate publié mardi, qui pointe aussi le coût de ce réseau. 

Les auditeurs européens ajoutent que le plan à long terme actuel de l'UE pour ce réseau à grande vitesse "a peu de chances d'être réalisé", d'autant que la Commission ne dispose d'aucun instrument juridique ni d'aucun pouvoir décisionnel qui lui permettent de s'assurer que les États membres progressent rapidement vers l'achèvement du réseau central.

Depuis 2000, l'UE a fourni 23,7 milliards d'euros de cofinancement en vue de soutenir les investissements dans les lignes ferroviaires à grande vitesse.

Les auditeurs ont constaté que, bien que la longueur des réseaux ferroviaires à grande vitesse soit en hausse, l'objectif de l'UE visant à multiplier par trois le nombre de kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse (pour atteindre 30.000 km) d'ici 2030 ne sera pas atteint.

"La décision de construire des lignes à grande vitesse repose souvent sur des considérations politiques, et l'on a rarement recours à des analyses coûts-avantages pour étayer des décisions présentant un bon rapport coût-efficacité", selon ce rapport.

Les auditeurs européens recommandent à la Commission de procéder à une planification "réaliste", définir avec les États membres les tronçons stratégiques prioritaires à co-financer, de simplifier les procédures d'appel d'offres pour les chantiers transfrontaliers, ou encore d'instaurer la billetterie électronique et la simplification des redevances d'accès aux voies.