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C’est un scrutin qui devait acter le début de "l’hyper-présidence" de Recep Tayyip Erdogan, ce nouveau régime constitutionnel que le président turc a concocté pour lui-même et fait adopter par référendum en avril 2017.

L’économie turque, qui montre des signes de crise, était à peine entrée dans cette zone de turbulences que les experts annoncent : l’opposition, divisée, ne semblait pas en mesure de menacer le système mis en place par le Parti de la justice et du développement (AKP) depuis 2002; l’état d’urgence, en vigueur depuis le coup d’Etat raté de l’été 2016, permettait au pouvoir d’Ankara de mener campagne avec une longueur d’avance sur ses concurrents.