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Au Soudan du Sud, le suicide ne cesse de se répandre tel un fléau. Situé en Afrique orientale, ce pays est le plus pauvre au monde. Le taux de suicide est-il lié à la richesse d'un pays?

"Le suicide cause la mort de plus de 800.000 personnes chaque année dans le monde", indiquait l'Organisation mondiale de la santé en 2012. Toutes les 40 secondes, une personne se suicide quelque part dans le monde. Les tentatives de suicide, elles, seraient vingt fois plus nombreuses. Ce phénomène fait davantage de victimes que la guerre ou les catastrophes naturelles et concerne le monde entier, avec cependant de fortes disparités.

Les pays pauvres, les plus touchés?

En 2014, le taux mondial se situe à 11,4 suicides pour 100 000 personnes. La région la plus durement touchée est l'Asie du sud-est, avec un taux de 17,7.

Concrètement, le pays avec le taux le plus élevé de suicide est le Groenland. 

Avec un taux de 0,4, l'Arabie Saoudite est le pays le moins touché par le suicide. 

Le taux est légèrement plus élevé dans les pays riches (12,7) que dans les pays à revenu faible et intermédiaire (11,2). Le suicide ne frappe donc pas forcément les pays les plus pauvres.

Les différences sont particulièrement marquantes selon le sexe. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes. Le suicide représente 50% des morts violentes chez les hommes et 71% chez les femmes.

La Belgique, au-dessus de la moyenne européenne

Avec un taux de suicide de près de 19 pour 100.000 habitants, la Belgique se situe au-dessus de la moyenne européenne.

En 2014, 1.896 Belges se sont volontairement tués (dont 721 suicides en Wallonie et 121 à Bruxelles). Cela représente, en moyenne, près de six suicides tous les jours. En 2017, une étude de Solidaris révèle qu’il y a, en moyenne, 2 fois plus de suicides en Wallonie qu’en Europe. Lorsqu’on analyse les chiffres concernant le suicide, on remarque que les "hommes se suicident trois fois plus que les femmes", détaille Thomas Thirion. 

"Les tentatives de suicide sont trois fois plus nombreuses chez les femmes." Si l’on met les chiffres en perspective, les plus vieux sont plus prompts à mettre fin à leurs jours que les jeunes, même si, pour la tranche d’âge 25-44 ans, "le suicide est la première cause de mortalité" et la deuxième auprès des 15-24 ans.