Le torchon brûle entre l'Espagne et le Venezuela
L'Etat sud-américain a rappelé son ambassadeur au pays...
- Publié le 28-10-2014 à 21h34
- Mis à jour le 28-10-2014 à 21h39

L'Etat sud-américain a rappelé son ambassadeur au pays...
Le Venezuela a rappelé mardi pour consultations son ambassadeur à Madrid, dans un contexte de tension diplomatique entre les deux pays, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'étant inquiété il y a quelques jours pour la démocratie dans le pays sud-américain.
Le gouvernement vénézuélien "a décidé de rappeler pour consultations l'ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela en Espagne", a annoncé un bref communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Vendredi, le président Nicolas Maduro avait déjà donné d'ordre de "revoir toutes les relations" avec l'Espagne, après que Mariano Rajoy a reçu, le 22 octobre, Lilian Tintori, l'épouse de l'opposant vénézuélien Leopoldo Lopez, actuellement détenu.
A l'issue de la rencontre, une porte-parole du Parti populaire (PP, droite) de Rajoy avait indiqué que ce dernier s'était "montré préoccupé évidemment par la situation là-bas, par l'état de la démocratie au Venezuela".
Une déclaration qualifiée par Nicolas Maduro d'"acte inamical, d'ingérence et de soutien aux groupes d'extrême-droite qui exercent la violence au Venezuela".
"Voilà le président (du gouvernement espagnol) Rajoy en train d'abuser, de se mêler des affaires internes du Venezuela", avait-il déclaré lors d'une apparition publique, avant de lancer "Rajoy, ne te mêle pas de ma patrie, il faut respecter le Venezuela".
L'opposant radical vénézuélien Leopoldo Lopez, détenu depuis février dans les environs de Caracas, est accusé d'incitation à la violence lors des manifestations d'étudiants et d'opposants qui ont secoué le pays de février à mai, avec au total 43 morts.
Nicolas Maduro a accusé vendredi Rajoy de "soutenir des groupes responsables de la mort de plus de 40 Vénézuéliens" durant ces protestations.
Plusieurs incidents diplomatiques ont émaillé la relation entre l'Espagne et le Venezuela ces dernières années. En juin 2013, Maduro avait notamment accusé Rajoy d'être "corrompu" et d'être le "parrain politique de l'opposition" vénézuélienne.
