International Une trentaine de viols et d'agressions sexuelles non élucidés depuis la fin des années 1980 ont trouvé leur dénouement en raison du passage aux aveux d'un quinquagénaire, placé ce lundi en garde à vue et mis en examen ce mercredi.

Depuis 1988, le mystère était resté total. Plus de trente faits de mœurs n'avaient pu trouver d'explication. Mais voilà que ce mercredi le voile est levé sur l'identité de cet homme, formellement mis en cause par son ADN, comme le révèlent nos confrères de RTL France. Les empreintes de cet homme ont pu être liées à une trentaine de cas en France, mais également chez nous en Belgique.

C'est en effet entre nos frontières que l'enquête a pris un tournant décisif la semaine dernière, alors qu'un signalement est émis après le témoignage d'une femme victime d'un viol. Les polices françaises sont averties et d'après RTL France, la police de Lille fait le lien entre cette affaire et la trentaine de dossiers non résolus entre 1988 et 2012.

L'analyse des images de vidéosurveillance, réalisée conjointement par les polices belge et française, permet d'identifier la voiture du suspect, qui sera finalement repéré le week-end dernier près de Maubeuge. Placé immédiatement en garde à vue, l'homme d'une cinquantaine d'années a avoué les faits ce lundi, face aux preuves scientifiques irréfutables. L'ADN qui avait été retrouvée en marge de l'enquête du fait divers de ce mois correspondait ainsi aux trente dossiers étalés sur trente ans.

Un mode opératoire bien rôdé pour passer à travers les mailles du filet

Au contraire du profil du suspect, l'ADN n'a donc pas trahi, au même titre que le mode opératoire. Ce qui a créé un véritable choc dans la commune de Pont-sur-Sambre, dans le département du Nord.

Interrogé par RTL, le maire Michel Detrait révèle qu'"on ne s'attendait pas à un truc pareil, il rendait service, était sociable, n'avait jamais un geste déplacé". Et pour cause, le quinquagénaire faisait figure d'homme modèle. Père de famille, président du club de football local, membre de l'association des VTT et amateur de pêche, il était des plus investis dans la vie de la commune.

"J'ai du mal à accepter que ce soit lui. Ça me parait tellement gros. J'ai une très forte pensée pour son épouse et ses enfants" a poursuivi M. Detrait.

En réalité, il avait mis sur pied un plan diabolique. C'est au petit matin, lors du trajet vers son lieu de travail, que le violeur en série s'en prenait à ses victimes en Belgique. Des dizaines de cas similaires qui avaient fini par pousser les enquêteurs à qualifier cet homme comme le "violeur de la Sambre".

C'est précisément ce modus operandi qui pourrait venir gonfler prochainement le nombre de dossiers à charge de cet homme. RTL annonce qu'une quarantaine d'autres affaires de viols ou d'agressions sexuelles, qui n'ont pu être résolues en raison de l'absence d'ADN, se démarquent par le même mode opératoire.