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Selon un rapport du FBI, épluché par Newsweek, les signalements des passagers de vols commerciaux abusés sexuellement ont été deux fois plus nombreux qu'il y a trois ans.

L'étude, publiée au mois d'avril, rapporte que les cas d'abus sexuels en vol sont passés de 38 en 2014 à 63 en 2017. Selon le FBI, le chiffre serait largement sous-estimé, car beaucoup d'entre eux ne seraient pas signalés.

"Même si les victimes d'agressions ne représentent qu’un petit pourcentage comparées aux dizaines de millions de passagers et passagères annuelles, une seule victime est une victime de trop. On se rend bien compte que les cas recensés d’agressions sexuelles sont en augmentation", explique David Gates, un agent spécial du FBI basé à l'aéroport international de Los Angeles.

L'agent spécial Gary Loeffer explique que les prédateurs sexuels ont souvent recours la même méthode: "Les agressions ont généralement lieu lors de longs-courriers quand la cabine est plongée dans l'obscurité. Les victimes sont généralement assises aux sièges centraux ou près de la fenêtre. Elles sont généralement en train de dormir, avec une couverture ou une veste." Il explique que les agresseurs profiteraient justement du fait qu'une grosse partie des voyageurs consommeraient des somnifères sur ce genre de vol.

Généralement, les prédateurs sont le plus souvent des hommes et les victimes sont des femmes ou des mineurs non accompagnés. "Mais ce n'est pas toujours le cas. Nous sommes confrontés à toutes les combinaisons", explique David Gates.

Une des victimes a raconté son histoire au FBI: "Je prends des vols longs-courriers très fréquemment", dit-elle. Le vol dure au total 6h. J'ai un repas, je regarde un film, et puis je m'endors. Je somnolais jusque la fin du film, quand soudain j'ai senti une main posée sur mon entre-jambes".

La victime a indiqué son agresseur un "non" clair et net, mais il est revenu à la charge une deuxième puis une troisième fois, avant qu'elle réussisse à s'enfuir jusqu'aux toilettes.