International Les négociations pour un accord de paix définitif se poursuivent.

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé dimanche à Khartoum un accord sur le partage du pouvoir, le président Salva Kiir appelant à l’unité dans un pays ravagé par une guerre civile meurtrière. 

Le Soudan du Sud s’est enfoncé dans une guerre civile fin 2013 quand Salva Kiir a accusé son vice-président Riek Machar de fomenter un coup d’Etat.

L’accord entre les deux hommes prévoit un retour de M. Machar pour occuper le poste de vice-président dans un gouvernement d’unité nationale. Cela "doit tracer la voie pour mettre fin au conflit et à la guerre dans notre pays", a déclaré M. Kiir.

Les négociations pour un accord de paix définitif vont se poursuivre. Une fois signé, les belligérants auront trois mois pour former un gouvernement de transition, qui sera au pouvoir pendant 36 mois. Celui-ci sera composé de 35 ministres - 20 du groupe de Salva Kiir et neuf de celui de Riek Machar, le reste représentant les autres groupes. Le Parlement comptera 550 députés, dont 332 du groupe de Salva Kiir et 128 de celui de Riek Machar.

"Regardez la taille du gouvernement, regardez la taille du Parlement, comment pouvez-vous les payer ? Où les installer ?", a toutefois lancé dimanche M. Kiir. Son homologue soudanais a toutefois assuré que les médiateurs feraient tout pour assurer l’application de l’accord.

Mais les Etats-Unis doutent de la capacité des deux figures politiques à trouver une issue à la guerre. "Un accord étroit entre les élites ne va pas résoudre les problèmes qui affectent le Soudan du Sud. De fait, un tel accord pourrait planter les graines d’un nouveau cycle au conflit", avait mis en garde Washington en juillet.