International Ce jeudi, Jawad Bendaoud s'est présenté devant la chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Celui que l'on appelle "le logeur" s'est exprimé et défendu comme il le pouvait pour tâcher de justifier la présence des "terroristes du 13 novembre" dans "son" appartement.

Alors que son passé de criminel était dévoilé à l'assistance, notamment sa consommation de drogues dures, Jawad Bendaoud a tenté de se justifier en demandant "La cocaïne, je ne sais pas s’il y a des consommateurs ici, mais c’est terrible : je prends un gramme, deux grammes, et pic et pic et colégram…"

Au sujet d'Abdelhamid Abaaoud, Chakib Akrouh et Hasna Aït-Boulahcen, qu'il a donc accueillis dans le fameux appartement de Saint-Denis, le principal intéressé martèle: "Je n'avais pas saisi que j'allais me retrouver dans une affaire de terroristes avec 130 morts et des centaines de blessés. À aucun moment je ne me suis dit que les gens que m'a ramenés Mohamed Soumah sont des terroristes".

Comme le relaie le Huffington Post, Jawad Bendaoud avait l'habitude d'héberger des gens qu'il ne connaissait pas bien pour dépanner. "Je fais ça depuis longtemps, c'est mon activité... recruter par bouche-à-oreille, bouche-à-bouche [...] On m'a vendu un bœuf bourguignon, j'ai fini avec un couscous. Personne ne m'a mis au courant. Sur la tête de mon fils, je ne savais pas que c'étaient des terroristes". "Comment vous voulez que je pense que mon pote, avec qui je fais du trafic de 'stup', il va venir avec une meuf qui fume des clopes et ils vont m'amener des terroristes ?"

Lorsque le moment vient de parler de la soirée précédant l'assaut du Raid, "le logeur" parle de son sandwich escalope-boursin et du film qu'il a regardé sur Netflix. "J’ai été con sur plein de trucs. C’était tellement évident. [...] Le soir même, je suis rentré chez moi, j’ai vu ma femme et mon fils qui dormaient. J’ai roulé un gros joint de beuh, j’ai mangé un sandwich escalope Boursin, j’ai regardé un film sur Netflix." Une version que sa mère ne partage pas...

Quant à son ADN qui a été retrouvé sur le scotch qui a servi à la confection de la ceinture que portait Chakib Akrouh, Jawal Bendaoud a une nouvelle fois du répondant. "Dans l'appartement j'ai touché à tout. Le scotch il devait être dans l'appartement et j'ai dû le manipuler. Je ne savais même pas qu’il y avait des écrous dans la ceinture explosive. Je n’ai jamais vu de détonateur, sauf avec Jack Bauer. Jamais je ne touche à ça ! Moi, concevoir un détonateur ? Vous me mettez 25 grammes avec un fil, j’ai peur que ça explose ! Même des pétards je les jette !"