International Les derniers soldats italiens de retour d'Irak sont arrivés samedi à l'aéroport de Rome-Ciampino, où ils ont été reçus avec les honneurs militaires au cours d'une cérémonie présidée par le chef du gouvernement italien Romano Prodi, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les 60 à 70 soldats rapatriés avaient quitté l'Irak vendredi pour le Koweït d'où ils avaient pris l'avion qui les a ramenés samedi à Rome. "Nous sommes fiers de nos soldats" a déclaré M.Prodi en mettant le point final aux trois années de l'opération "Antique Babylone" qui a mobilisé jusqu'à 3.000 hommes dans la région de Nassiriyah, dans le sud de l'Irak.

Les pertes italiennes se sont élevées durant cette période à 32 soldats tués, la plupart dans des attentats, et également deux civils tués. "Pour l'Italie il ne s'agissait pas d'une occupation, mais de l'aide à un peuple à la recherche d'un avenir", a indiqué le chef du gouvernement italien.

Conformément à ses promesses de campagne, M. Prodi avait annoncé dès son arrivée au pouvoir en avril dernier le retrait des soldats engagés par son prédécesseur Silvio Berlusconi aux côtés des Américains en Irak.

L'opinion publique italienne a toujours été très majoritairement opposée à l'intervention en Irak. "Il reste encore beaucoup à faire en Irak mais c'est à la politique d'agir, a estimé M. Prodi, dans son intervention.

Les soldats italiens restent engagés en grand nombre en Afghanistan, au Kosovo et plus récemment au Liban où l'Italie prendra en février 2007 le commandement de la Finul renforcée dans le sud du pays.