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"J'avais 5% de chances de m'en sortir. Si j'ai l'opportunité de vous parler aujourd'hui, c'est grâce à dieu et à ce docteur." Après avoir été empoisonné à deux reprises en l'espace de deux ans, le Russe Vladimir Kara-Murza aurait pu décider de lâcher son combat dans l'opposition mais ce n'est pas vraiment le genre de la maison. "Ce sont des risques qu'on accepte de prendre parce que la situation actuelle mène le pays dans une impasse", assure le dissident dans un français quasi parfait. A 36 ans, cet historien de formation au regard perçant a déjà a eu plusieurs vies: diplômé de Cambridge, journaliste, candidat à la Douma en 2003 et désormais opposant politique en exil. Entretien avec le vice-président du mouvement "Russie ouverte" fondé par l'homme d'affaires et prisonnier politique Mikhaïl Khodorkovski.


De l'extérieur, on a l'impression que Poutine n'est pas près de quitter le pouvoir. Qu'en pensez-vous ?