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Le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux a estimé mardi que "les droits élémentaires" de la défense du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov emprisonné en Russie "n'ont pas été respectés", avant le déplacement d'Emmanuel Macron à Saint-Pétersbourg pour soutenir l'équipe de France en demi-finale.

Des cinéastes et intellectuels français ont appelé lundi dans une tribune à la mobilisation en faveur d'Oleg Sentsov, en grève de la faim depuis la mi-mai, juste avant le déplacement du président français en Russie.

"On peut convenir que manifestement les droits élémentaires de la défense n'ont pas été respectés", a estimé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, invité de franceinfo mardi.

"La mobilisation, elle se fait évidemment de chef d'Etat à chef d'Etat mais également par les ONG et par tout notre appareil diplomatique", a souligné M. Griveaux, estimant que "peu de choses émeuvent" le président russe, Vladimir Poutine.

Opposé à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le cinéaste Oleg Sentsov a été condamné pour "terrorisme" et "trafic d'armes" à l'issue d'un procès qualifié de "stalinien" par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l'Union européenne et les Etats-Unis.

Il purge une peine de 20 ans dans un camp du Grand Nord russe, et s'est dit prêt à mourir en prison des suites de la grève de la faim qu'il a entamée pour exiger la libération de "tous les prisonniers politiques" ukrainiens détenus en Russie.

L'Elysée a précisé lundi que le chef de l'Etat avait déjà évoqué le sort du cinéaste en mai lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Emmanuel Macron a ensuite adressé au président russe un courrier pour "lui faire part de sa vive préoccupation sur l'état de santé du cinéaste et lui demander de réagir rapidement", a ajouté la présidence française.