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Ses fans l’attendaient depuis vingt ans. Après avoir sorti, en 1997, "Le Dieu des Petits Riens", traduit en dix-huit langues et vendu à 6 millions d’exemplaires, Arundhati Roy, 55 ans, vient de publier sa deuxième œuvre de fiction, "The Ministry of Utmost Happiness" ("Le Ministère du bonheur suprême"). Le livre est disponible en anglais depuis le mois de juin. La version française sera commercialisée début 2018.

Ce second roman tranche avec le premier. Alors que "Le Dieu des Petits Riens" se déroulait dans un cadre plus restreint, aux accents autobiographiques, "Le Ministère du bonheur suprême" accumule les portraits de personnages imaginaires et bigarrés au travers desquels l’activisme d’Arundhati Roy ressort ici ou là, en filigrane ou de manière plus explicite. L’auteure marie ainsi la fiction avec son militantisme. Quoi de plus logique pour une personnalité qui a consacré la majeure partie de ses écrits, non pas à la fiction, mais à défendre les causes perdues, ces parias de la société indienne que l’Etat ignore ou réprime.