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L'Espagne rit une dernière fois des lapsus et lapalissades de son désormais ex-dirigeant Mariano Rajoy, écarté du pouvoir vendredi, qui faisaient les choux gras des humoristes.

Les "meilleures" citations du conservateur ont fleuri sur les réseaux sociaux vendredi après que les députés l'ont chassé du poste de chef du gouvernement et remplacé par le socialiste Pedro Sanchez.

"Ce que nous avons fait, et pas vous, c'est... tromper les gens", lançait justement Mariano Rajoy à Pedro Sanchez au parlement en 2016.

Revendiquant le "bon sens" populaire et les traditions locales en sillonnant l'Espagne, il louait en ces termes l'artisanat d'une ville castillane : "La céramique de Talavera, ce n'est pas rien ; pour le dire d'une autre manière, c'est quelque chose".

Et vantant la grandeur de son pays, il se félicitait en 2015 au cours d'un meeting à Séville : "L'Espagne est une grande nation, et les Espagnols, très espagnols et beaucoup espagnols".

En mars dernier, pris dans des négociations ardues pour faire adopter le budget de l'État, il se prenait les pieds dans le tapis en évoquant l'épineux sujet du financement des régions.

"Je ferai tout ce que je peux et même un peu plus que ce que je peux si c'est possible, et je ferai tout mon possible et même l'impossible si l'impossible est aussi possible", promettait-il.

Médias et internautes auront plus de mal à rire de son successeur socialiste, aux discours plus lisses, mais ils pourront toujours s'amuser à exhumer ses vieux tweets.

"Quelle raclée je me prends", tweetait en 2012 Pedro Sanchez, qui n'était qu'un député inconnu du grand public, commentant sa partie de jeu de l'oie.

"Éternelle question : l'amitié est-elle possible si du sexe s'y mêle ?", se demandait-il aussi en 2012, parmi d'autres messages laconiques du genre : "débordé de boulot", "au lit" ou "Mode off, au revoir".