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Les Etats membres ont fini par mettre de côté leurs divergences pour hausser le ton, unanimement, face à Moscou. L’Union européenne “est d’accord avec le Royaume­-Uni sur le fait qu’il est hautement possible que la Russie soit responsable de l’attaque de Salisbury et qu’il n’y a pas d’autre explication plausible”, a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk jeudi à 23h, après deux heures et demie de difficiles négociations. "Malgré des négociations difficiles sur le Brexit, l'UE a fait preuve d'une solidarité unanime et sans équivoque avec le Royaume-Uni", a-t-il ajouté ce vendredi.

La Première ministre britannique Theresa May a obtenu ce qu’elle était venue chercher à Bruxelles : le soutien de ses homologues européens suite à l’empoisonnement, le 4 mars, d’un ex­-agent double russe à Salisbury, au Royaume-­Uni. Une attaque que Londres a attribuée, sans équivoque, à la Russie, espérant que l’ensemble de ses partenaires européens suive son exemple.

Plusieurs Etats membres ont indiqué ce vendredi qu'ils envisageaient d'adopter, au niveau national, des sanctions contre Moscou. De son côté, le Premier ministre bulgare Boyko Borissov, dont le pays assure la présidence du Conseil européen jusqu'en juin, a estimé que "l'expulsion massive" de diplomates et le rappel de l'ambassadeur de l'Union européenne auprès de Moscou n'apporterait sans doute pas "plus de paix, de calme et de compréhension". Il a mis en garde quant à une "rapide escalade" des tensions avec la Russie.