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Voici les déclarations les plus marquantes sur le président américain Donald Trump dans le livre brûlot du journaliste Bob Woodward, dont des extraits ont été publiés mardi, et dans la tribune anonyme parue le lendemain dans le New York Times.

"Chez les fous" 

Le secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly, général à la retraite, aurait qualifié l'ex-magnat de l'immobilier de "déséquilibré", selon des extraits du livre "Fear: Trump in the White House".

"C'est un idiot. C'est inutile d'essayer de le convaincre de quoi que ce soit. Il a complètement déraillé. On est chez les fous. Je ne sais même pas ce que nous faisons là", aurait-il dit dans une réunion en petit comité. Il l'a nié.

"Tuer Assad" 

Après une attaque en avril 2017 avec des armes chimiques attribuée au régime syrien, le milliardaire républicain aurait exhorté le ministre de la Défense Jim Mattis à tuer le président Bachar al-Assad --soutenu par la Russie-- et son entourage.

"Tuons-le bordel! Allons-y! On leur rentre dedans et on les bute", aurait déclaré M. Trump.

Après avoir raccroché, M. Mattis aurait dit à un conseiller: "Nous n'allons rien faire de tout cela. Nous allons être beaucoup plus mesurés".

Les Etats-Unis ont mené des frappes contre une base aérienne syrienne.

Documents soustraits

Gary Cohn, ancien conseiller économique du président, a selon Bob Woodward "volé une lettre qui se trouvait sur le bureau de Trump". Ceci afin que le président ne la signe et retire ainsi les Etats-Unis d'un accord commercial avec la Corée du Sud.

M. Cohn a ensuite expliqué à un proche qu'il l'avait fait au nom de la sécurité nationale et que M. Trump n'avait jamais remarqué qu'elle était manquante.

Un écolier 

A l'issue d'une rencontre entre M. Trump et son équipe de sécurité nationale, M. Mattis aurait dit que le président se comportait comme un "élève de CM2 ou de 6e", soit un enfant âgé de 10 à 11 ans.

M. Trump se serait emporté face au coût de la présence de soldats américains en Corée du Sud, destinée à parer la menace nucléaire émanant de Pyongyang.

"Nous faisons cela pour éviter la Troisième guerre mondiale", lui aurait rétorqué M. Mattis.

"Un fichu abruti" 

John Dowd, ex-avocat de Donald Trump, aurait expliqué au procureur spécial Robert Mueller qui enquête sur la campagne du milliardaire en 2016 et ses liens présumés avec la Russie, qu'il ne voulait pas le laisser témoigner par peur qu'il ne ridiculise lui-même et le pays.

"Je ne vais pas rester les bras croisés et le laisser passer pour un idiot", aurait déclaré l'avocat. "Si la retranscription est publiée, parce que ça fuit de partout à Washington, et les gars à l'étranger vont dire +Je t'avais dit que c'était un idiot. Je t'avais dit que c'était un fichu abruti+".

"Amoral" 

La tribune anonyme publiée dans le New York Times, rédigée par un haut responsable de l'administration, qualifie le style du président de "mesquin", "impétueux" et "inefficace" et son processus de prise de décision d'"erratique".

"Le coeur du problème est l'amoralité du président. Quiconque travaille avec lui sait qu'il n'est pas ancré à de quelconques principes identifiables pour guider sa prise de décision", écrit l'auteur du texte intitulé "Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump".

Résistance 

"Nous pensons que nous avons d'abord un devoir envers notre pays et que le président continue à agir d'une façon néfaste à la bonne santé de notre république", a écrit le responsable anonyme dans sa tribune.

"C'est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu'à ce qu'il ait quitté son poste", ajoute-t-il.

"Préférence pour les dictateurs" 

Ce responsable affirme que "les impulsivités du président Trump sont en général anti-commerce et anti-démocratiques", ajoutant que le milliardaire "montre une préférence pour les autocrates et les dictateurs, comme le président russe Vladimir Poutine et le leader nord-coréen Kim Jong Un".

Terminé "d'une façon ou d'une autre" 

"La plus grande inquiétude n'est pas ce que M. Trump a fait de la présidence mais plutôt ce que nous, en tant que nation, l'avons laissé nous faire. Nous avons coulé au plus bas avec lui et laissé notre rhétorique être dépouillée de toute civilité", relève la tribune.

"Il y a eu assez tôt des murmures au sein du cabinet pour invoquer le 25ème amendement, qui lancerait le processus complexe de retrait du président. Mais personne ne voulait précipiter une crise constitutionnelle", poursuit-il. "Donc nous ferons tout notre possible pour orienter l'administration dans la bonne direction jusqu'à ce que --d'une façon ou d'une autre-- ce soit terminé".