International Ce devait être à la base un simple clip promouvant la faculté du président à travailler sans relâche ses discours. Ce pourrait devenir une nouvelle polémique pour le chef de l'Etat français.

Quand Sibeth Ndiaye publie sur son compte Twitter une vidéo d'un peu moins de deux minutes montrant le président "toujours exigeant" et "pas encore satisfait du discours qu'il prononcera demain au congrès de la Mutualité", elle ne pensait probablement pas susciter une telle réaction dans les rangs de l'opposition.

"On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif" explique le président dans cet extrait, qui prend également les traits d'un teasing du discours qu'il tiendra prochainement. "Toute notre politique sociale, c'est qu'on doit mieux prévenir, ça nous coûtera moins, et on doit mieux responsabiliser tous les acteurs." Et M. Macron de taper du poing sur la table. "On met un pognon de dingue dans les milieux asociaux et les gens sont quand même pauvres. Ceux qui naissent pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres."

Il établit ensuite un parallélisme avec les soins de santé, "en allant vers plus de prévention".

Tollé dans l'opposition

Que ce soit dans les rangs du parti socialiste, de la France Insoumise ou des Républicains, cette manière d'aborder les aides sociales n'a pas plus. Olivier Faure, député PS et premier secrétaire du parti, appelle dans un tweet à de la "décence".

Valérie Rabault, cheffe de file des députés socialistes, a, quant à elle, indiqué sur RFI que "les propos et le ton [n’étaient] pas adaptés à un président de la République française". Et d'appeler le président à protéger ce qu'il fait partie des "racines très fortes" de la République française.

Jean-Luc Mélenchon, chef des Insoumis, juge de son côté que "ce qui coûte un 'pognon de dingue', c’est vous et vos cadeaux aux ultrariches".

Pour ce qui est de la droite, on a davantage critiqué la forme que le fond des paroles du président. Pour Laurence Sailliet, la porte parole des Républicains, "on est dans la continuité du 'sans-dents' de François Hollande, avec la théâtralisation en plus".