Les Palestiniens ne veulent pas la paix selon Romney

AFP Publié le - Mis à jour le

International

Le présidentiable américain Mitt Romney se dit persuadé que les Palestiniens "ne s'intéressent absolument pas" à la paix avec Israël, selon un nouvel extrait diffusé mardi de la vidéo volée qui secoue depuis lundi sa candidature. Le journal de gauche Mother Jones a mis la main sur cette vidéo filmée à l'insu du candidat républicain lors d'une séance de levée de fonds le 17 mai dernier, et où il disserte sur la "mentalité de victimes" des électeurs du président sortant Barack Obama.

Mardi, le journal a mis en ligne un nouvel extrait dans lequel M. Romney affirme que les Palestiniens "ne s'intéressent absolument pas à la paix" avec Israël et "qu'un cheminement vers la paix est presque absolument impensable". S'il était élu, M. Romney n'interviendrait pas pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien, confesse-t-il selon cette vidéo.

"Vous gérez les choses du mieux que vous pouvez. Vous espérez une certaine stabilité, mais vous reconnaissez que cela va rester un problème sans solution, et vous remettez le problème à plus tard en espérant qu'en fin de compte, d'une façon ou d'une autre, quelque chose va se produire et le résoudre", dit-il. Depuis le début de sa campagne, M. Romney a donné des gages de loyauté et de soutien à Israël, pays qu'il a accusé le président Obama d'avoir "laissé tomber".

Dans la vidéo révélée mardi, le candidat républicain affirme que "l'idée de faire pression sur les Israéliens pour qu'ils donnent quelque chose aux Palestiniens en échange de gestes (de ces derniers) est la pire idée du monde". M. Romney s'était déjà attiré les foudres des Palestiniens à la suite de sa visite à Jérusalem fin juillet, dans le cadre d'une tournée à l'étranger marquée par une succession de "couacs".

Les Palestiniens s'étaient en particulier élevés contre des déclarations jugées "racistes" du candidat républicain, qui avait estimé que l'écart entre leur niveau économique et celui d'Israël s'expliquait par une différence de "culture". Il avait aussi suscité leur ire en qualifiant la Ville Sainte de "capitale d'Israël", alors que les Palestiniens souhaitent en faire la capitale d'un futur Etat.

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