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Deux personnes ont été tuées par des pétards dans la nuit de la Saint-Sylvestre en Allemagne, un enfant a été grièvement blessé et au moins cinq personnes ont dû être amputées, ont annoncé lundi la police et les secours.

Deux hommes de 35 ans et 19 ans ont été tués par des pétards qu'ils venaient d'allumer et qui leur ont explosé au visage, dans l'Etat régional du Brandebourg qui entoure Berlin, a indiqué la police de ce Land sur Twitter. Un enfant de 11 ans a également été grièvement blessé au visage dans cette même région, selon la même source. Il a reçu un gros pétard au visage lancé par un groupe de 6 à 8 jeunes qui entendaient célébrer le Nouvel An, selon le quotidien régional Märkische Allgemeine. Le pétard qui a blessé l'enfant est un "pétard polonais" vendu à la frontière germano-polonaise et qui contient encore plus d'explosifs que ceux en vente libre en Allemagne, poursuit le journal. 

A Berlin, au moins cinq personnes ont été amputées en raison de blessures graves à la main provoquées par des pétards ou des feux d'artifice et au total 21 personnes ont subi des blessures, selon les services hospitaliers. Chaque année, l'engouement pour les pétards dans la nuit du Nouvel An en Allemagne provoque accidents, incendies et blessures.

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Strasbourg: au moins 20 blessés dont 3 graves

Au moins 20 personnes ont été blessées, dont 3 grièvement en manipulant des pétards dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Strasbourg, un bilan en hausse par rapport à 2017, a-t-on appris lundi auprès d'un responsable du centre SOS Mains de Strasbourg.

"Nous avions reçu 6 personnes en 2016, 15 en 2017, nous en avons 20 cette année. Le bilan est en constante augmentation dans mon service. On a passé la nuit blanche", a indiqué le Dr Philippe Liverneaux chef du service SOS Mains du centre hospitalier universitaire (CHU) de Strasbourg à l'AFP.

Les blessés souffrent principalement de lésions aux mains, aux oreilles (surdité) et aux yeux. "Plus de la moitié des blessés ont entre 12 et 17 ans. Le plus jeune a 12 ans, le plus âgé 45 ans", a précisé le Dr Liverneaux.

Parmi les trois personnes blessées grièvement, "une a eu deux doigts amputés, deux autres souffrent de lésions de blast (souffle du pétard), elles ont la peau éclatée avec des nerfs ou la peau abîmés".

"Nous avons eu un gamin de 12 ans qui était déjà venu pour la main droite pour des brûlures la semaine dernière et qui est revenu dans la nuit de dimanche à lundi pour l'autre main", a souligné le Dr Liverneaux.

Une policière a également été brûlée à la main en recevant un mortier alors qu'elle se trouvait en intervention dans la nuit du Nouvel An dans un quartier de Strasbourg, "c'est inadmissible" a-t-il souligné, appelant à "continuer les mesures de prévention".


Près de 200 blessés dans la nuit du Nouvel An aux Philippines

Près de 200 personnes ont été blessées pendant les traditionnelles célébrations débridées du Nouvel An aux Philippines malgré une directive présidentielle visant à restreindre l'utilisation des pétards. L'archipel est à très grande majorité catholique mais en raison de superstitions anciennes et de traditions chinoises, beaucoup de Philippins sont convaincus qu'un maximum de bruit lors des festivités de fin d'année éloigne les mauvais esprits. D'où un usage massif de feux d'artifice, de pétards et des coups de feu, tirés en théorie en l'air.

Le président Rodrigo Duterte a signé en juin un décret stipulant que les pétards ne pourraient être utilisés que dans des zones prévues à cet effet par les autorités locales, et sous la supervision de personnes formées.

D'après le ministre de la Santé Francisco Duque, 191 personnes ont été blessées, dont un bébé de 11 mois, un chiffre en baisse de 77% par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années.

"Nous sommes relativement contents. Relativement car il y a toujours des blessés mais contents car nous assistons à une baisse substantielle du nombre de blessés", a-t-il déclaré à la presse. "Je crois que le but ultime est d'abolir complètement les pétards".

M. Duque a expliqué que la plupart des blessés l'avaient été dans les rues de Manille. Les "piccolos", des pétards illégaux de la taille d'allumettes, sont les principaux responsables.


Incendie dans un grand hôtel de Nouvelle-Calédonie à cause de pétards

Plusieurs bungalows d'un luxueux hôtel de Nouvelle-Calédonie ont été détruits lundi par un incendie, qui aurait été provoqué par des pétards tirés par des touristes, a indiqué le président de la province sud.

"Il y a déjà quatre bungalows perdus et un cinquième est menacé. Les pompiers sont toujours en intervention. Il semble que des touristes qui jouaient avec des pétards soient à l'origine du sinistre", a déclaré à l'AFP Philippe Michel.

"Des femmes de ménage ont été témoins et ont vu ces personnes claquer des pétards, alors que c'est formellement interdit", a-t-il ajouté.

Cet incendie est survenu au Sheraton de Deva, sur la commune de Bourail à 165 km au nord ouest de Nouméa. Ce complexe touristique en bord de plage, dont la société d'économie mixte de la province sud est le principal actionnaire, est l'un des plus luxueux établissements hôtelier de Nouvelle-Calédonie. Doté de 60 bungalows, il a ouvert ses portes en 2014.