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Lors d’une opération de police mercredi et jeudi, les polices américaine et de l’Union européenne ont visé plus spécifiquement, l’agence Amaq utilisée par l’EI pour revendiquer des attentats – notamment les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles – et diffuser des appels au djihad.

L’opération était dirigée par le parquet fédéral belge. Les prémisses de l’opération remontent à 2015 lorsque Europol a averti les autorités de tous les pays de l’UE de la montée en puissance d’Amaq.

Une première action, dirigée contre l’application mobile et la plate-forme web d’Amaq, a été menée en août 2016. L’EI a réussi à les relancer. En 2017, la Guardia Civil espagnole a visé les nouveaux outils, ce qui a permis l’identification de personnes radicalisées.

Un important matériel saisi

Mercredi et jeudi, la police a démantelé des serveurs aux Pays-Bas, au Canada et aux États-Unis. Elle a saisi du matériel numérique en Bulgarie, en France et en Roumanie.

En Belgique, c’est la PJF de Gand qui a participé à l’action. De son côté, l’antiterrorisme britannique a identifié “de grands bureaux d’enregistrement de noms de domaine usurpés par l’EI”.

Hormis Amaq, l’action a aussi visé la radio al-Bayan, les sites d’information Halumu et Nashir.

Un "grand coup" aux capacités de propagande de l'EI

Nous avons porté un grand coup aux capacités de l’EI à propager sa propagande en ligne et à radicaliser les jeunes en Europe”, a déclaré Rob Wainwright, le chef de l’agence européenne de police Europol.

Selon le parquet fédéral, “l’objectif était de déstabiliser fortement l’appareil de propagande de l’EI et d’identifier et d’interpeller les administrateurs de ces serveurs en saisissant et en fermant les serveurs utilisés pour diffuser la propagande de l’EI”.

Reste à voir si l’Etat islamique, qui est affaibli, parviendra à remettre en service d’autres canaux. Le groupe a longtemps été bien représenté sur Twitter, jusqu’à ce que de nouvelles règles conduisent à la fermeture de la plupart de ses comptes.

Cette action n’a pas conduit à des interpellations. Mais sur base du matériel saisi, les enquêteurs pourraient identifier les administrateurs des serveurs. Ils pourraient obtenir de l’information sur le fonctionnement de l’EI.