Les réfugiés en trois clichés

Julie Fueyo Fernandez (st.) Publié le - Mis à jour le

International

Tout le monde a un avis sur les réfugiés. Beaucoup les considèrent comme des opportunistes qui "profitent" d’une crise dans leur pays pour quitter celui-ci et partir en quête d’une herbe plus verte. A l’occasion de la Journée mondiale du réfugié qui se tient aujourd’hui, trois idées reçues sont, une nouvelle fois, battues en brèche par les chiffres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

"Des réfugiés, il y en a de plus en plus." En réalité, le nombre de personnes déplacées est assez stable depuis une dizaine d’années. Il tourne autour de 42 millions. En revanche, en 2011, on a compté 800 000 nouveaux réfugiés dans le monde. Et ça, c’est un record.

" Ils cherchent tous à se rendre en Europe ou aux Etats-Unis." Rien n’est moins vrai. 80 % des réfugiés fuient à l’intérieur de leur pays ou dans des pays voisins. Dans le top 10 des pays qui accueillent le plus de réfugiés, on retrouve d’ailleurs surtout des pays pauvres. On ne connaît pas le nombre exact de réfugiés vivant en Belgique, mais on sait que près de 26 000 demandes d’asile ont été déposées en 2011. 20 à 30 % d’entre elles seront acceptées.

"Une fois déplacés, les réfugiés ne veulent plus rentrer chez eux." Encore faux. Tous les réfugiés déclarent vouloir rentrer chez eux dès que possible. Seule une part infime du nombre total de réfugiés - 1 % en 2011 - s’installe définitivement dans un pays d’accueil. Cela dit, il est vrai que 70 % des réfugiés le sont depuis au moins cinq ans. Tout simplement parce qu’il faut souvent plusieurs années pour qu’un pays en crise retrouve une stabilité.

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