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Les habitants de Goma qui n'ont pas pris la fuite s'empressaient mercredi après-midi de rentrer chez eux après l'abandon de cette ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) par l'armée régulière congolaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les magasins du chef-lieu de la province du Nord-Kivu ont fermé, les enfants sont rentrés plus tôt de l'école, les taxis-motos ont déserté les rues.

Des centaines de familles fuyaient aussi vers la ville rwandaise voisine de Gisenyi, au bord du lac Kivu, a rapporté la radio onusienne Okapi. La plupart des bateaux habituellement amarrés dans le port de Goma ont aussi évacué vers Bukavu, le chef-lieu du Sud-Kivu voisins, selon la radio, parrainée par l'ONU, qui fait état d'un "intense trafic" entre Goma et Bukavu depuis le début de cette semaine.

Des militaires qui refluaient en nombre du front de Kibumba, à 30 km au nord de Goma, ne sont pas entrés en ville mais se sont dirigés directement plus au sud vers Saké, sur la route de Bukavu, a encore constaté le journaliste de l'AFP.

Aucun soldat de l'armée congolaise (FARDC) n'était visible dans Goma. Des blindés de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) étaient en position devant le quartier-général de la force, situé près de l'aéroport, dans le nord de Goma.

Selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), environ 45.000 personnes ont fui dans la panique me camp de déplacés de Kibati, près de Goma, devant l'avancée des forces rebelles.

"Tous (les déplacés) du camp ont fait leurs paquetages et se sont enfuis", après avoir vu des troupes gouvernementales se sauver vers le sud en passant devant le camp, a déclaré le porte-parole du HCR, Ron Redmond.