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Ni vu ni connu. Ou presque : un mini commando des "Special Forces" belges est à pied d’œuvre en Côte d’Ivoire alors que les tensions s’aggravent entre partisans d’Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo. Et que la guerre civile a repris dans cet Etat d’Afrique de l’Ouest et un commando d’élite, composé de 10 à 12 hommes, a été envoyé sur place. Ces "Special Forces" opèrent avec le consentement du gouvernement belge et du ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V).

Le mandat des "S.F." a été fixé en novembre dernier : il s’agit d’abord et avant tout d’appuyer la protection de l’ambassade belge ainsi que de l’ambassadeur. Il s’agit de militaires d’élite, des para-commandos aguerris, capables de mener leur mission en milieu hostile afin de faire les observations nécessaires à la protection des intérêts de la Belgique. Les commando des Special Forces (issu du Special Forces Group basé à Flawinnes) a, dans un premier temps, été déployé au Sénégal à partir de la fin du mois de novembre. Début février, il a été expédié en Côte d’Ivoire. La mission consiste également à préparer et faciliter l’évacuation des ressortissants belges au cas où éclaterait la bataille d’Abidjan que tout le monde redoute.

Quelque 250 Belges vivent actuellement en Côte d’Ivoire. Les "S.F." belges travaillent en Côte d’Ivoire en étroite collaboration avec les forces spéciales françaises - la France étant la puissance européenne "de référence" dans cette ancienne colonie.

"Notre commando est composé de gens surentraînés, explique un observateur, des militaires capables de rester trois jours enterrés si cela s’avère nécessaire". La Belgique dispose d’une petite centaine de "S.F.", des para-commandos qui ont reçu un entraînement spécifique et ont, dans le passé, déjà été déployés au Congo ou dans d’autres pays sensibles.

La question des militaires opérant "derrière les lignes" est particulièrement d’actualité puisque des forces spéciales britanniques et françaises opèrent actuellement en Libye avec la CIA, l’agence de renseignement américaine, notamment pour guider les avions de chasse lors de leurs frappes aériennes. Aucun "Special Force" de l’armée belge n’est présent en Libye actuellement.