International Les rassemblements de ces derniers jours n’ont pas été suffisants pour faire reculer l’exécutif.

Coup pour coup. Dans le duel qui oppose le gouvernement et les adversaires de la "loi Travail", les deux parties ont continué à avancer leurs pions au cours des derniers jours.

Après la manifestation organisée jeudi par la CGT, Emmanuel Macron a lui-même répliqué, vendredi, en signant en grande pompe, devant les caméras, les fameuses ordonnances réformant le code du travail.

Le lendemain, c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui enfilait les gants dans les rues de Paris : il a pris la tête du défilé de la France Insoumise, organisé pour dénoncer le "coup d’Etat social" de l’exécutif. Pour le leader des Insoumis aussi, il s’agissait de mettre en scène une véritable démonstration de force. Pour l’heure, l’objectivité oblige à reconnaître que c’est le gouvernement qui a remporté la première manche. Certes, lors de sa manifestation du 12 septembre, la CGT était parvenue à rassembler assez largement, mais le syndicat contestataire a nettement marqué le pas lors de son second défilé, ce jeudi. Si les chiffres sont toujours difficiles à analyser, tant la fourchette est large entre les données des organisateurs et celles de la police, un signe ne trompait pas : la CGT n’a pas donné d’estimation du nombre de manifestants, lors de ce second rassemblement du 21 septembre. Mais de l’avis général, ils étaient moins nombreux à avoir battu le pavé que dix jours plus tôt.

Opposition frontale

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