International Le pot de terre contre le pot de fer sur fond de spéculation et d’urbanisation.

Les tribus du Maroc vont-elles disparaître avec leurs terres ? En périphérie des grandes villes, ces collectivités ancestrales voient leurs terrains grignotés par l’urbanisation avec la participation active de l’Etat.

Le long de la départementale qui traverse la commune de Sidi Bouknadel, Saïda Seqqat et plusieurs dizaines de membres de la tribu des Ouled Sbita manifestent dans l’indifférence générale. "Nous continuons à vivre sur nos terres, mais le chantier avance. Les machines ont creusé des trous un peu partout. Nous avons sans cesse peur que nos enfants tombent dans ces crevasses", raconte Saïda Seqqat. Elue de la commune, la jeune femme mène la lutte au sein de la tribu contre Addoha. Le premier promoteur immobilier du Maroc construit un complexe immobilier de luxe de 500 ha sur ses terres ancestrales. En jeu, la plage des Nations, l’une des plus belles du pays et l’une des plus convoitées pour sa proximité de Rabat, la capitale.

15 millions d’hectares de terres collectives

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