Leymah Gbowee: "C'est un Nobel pour les femmes africaines"

AFP Publié le - Mis à jour le

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La Libérienne Leymah Gbowee a estimé que le prix Nobel de la paix qui lui a été attribué vendredi ainsi qu'à deux autres lauréates était "pour les femmes africaines", dans un entretien téléphonique avec l'AFP depuis New York. "C'est un Nobel pour les femmes africaines, c'est comme ça que je le décrirais. C'est pour les femmes en général, mais particulièrement pour les femmes en Afrique", a-t-elle déclaré.

Mme Gbowee, qui se trouve aux Etats-Unis pour présenter un livre, a appris la décision du comité Nobel par des textos reçus au terme d'un vol de nuit entre San Francisco et New York.

Le prix Nobel de la paix a été attribué conjointement vendredi matin, pour la première fois de son histoire, à trois femmes : Mme Gbowee, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf et la journaliste Yéménite Tawakkol Karman. Leymah Gbowee, "guerrière de la paix", est à l'origine d'un mouvement pacifique qui a contribué, notamment à l'aide d'une "grève du sexe", à mettre fin à la deuxième guerre civile au Liberia en 2003.

Elle a jugé que le prix était "une reconnaissance" que les femmes ont maintenant leur "mot à dire. Plus personne ne pourra plus minimiser notre rôle désormais".

"Je pense que le monde a reconnu le rôle, l'intelligence et la contribution des femmes", a poursuivi cette mère de famille de 39 ans, assurant qu'elle allait poursuivre ses activités.

Mais l'attribution du Nobel n'est pas du goût de tous, au Libéria, à quelques jours d'un scrutin clef. George Weah et Winston Tubman, chefs de file de l'opposition au Libéria, ont estimé vendredi que la présidente Ellen Johnson-Sirleaf ne méritait pas le Nobel de la paix 2011, jugeant l'attribution de ce prix comme une ingérence dans les affaires intérieures alors que Johnson-Sirleaf brigera un second mandat à la tête du Libéria.

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