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Louis Michel a rugi si fort sur sa collègue hongroise Kinga Gal, lundi après-midi, qu’on a presque eu peur pour sa santé. L’eurodéputée conservatrice venait de présider un débat sur la proposition de loi danoise qui habilitera les autorités à saisir les biens de valeurs des demandeurs d’asile afin de financer leur séjour sur place. 

Reconnaissons-le d’emblée, ce n’était vraiment pas le débat contradictoire du siècle. Mais "un simulacre", "un déshonneur pour le Parlement européen"; "il n’y a pas eu d’échange de vues, de débat, de dialogue. Je suis scandalisé !", s’est littéralement étranglé l’ancien chef de la diplomatie belge. Et la responsable, à ses yeux, c’est Kinga Gal, membre du Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban. 

Parce que Mme Gal, ça la met "mal à l’aise" de devoir débattre des pays en délicatesse avec le droit et/ou les valeurs fondamentales : "Vous ne voulez pas discuter de la Hongrie, vous ne voulez pas discuter de la Pologne, vous ne voulez pas discuter du Danemark", a-t-il vitupéré, d’autant plus excédé que les réponses apportées par les deux ministres pompiers danois, dépêchés en urgence à Bruxelles, étaient "en contradiction flagrante avec les valeurs européennes". Heureusement que le Danemark est un pays plat, Louis Michel aurait bien été capable de nous empêcher d’y aller skier.