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Le président Emmanuel Macron doit se servir du départ de Nicolas Hulot pour surmonter "l'iceberg des conservatismes" et impulser un "sursaut" collectif en faveur de l'environnement, estime Daniel Cohn-Bendit, dont le nom circule pour remplacer Nicolas Hulot.

Le ministre démissionnaire de la Transition écologique Nicolas "Hulot s'est brisé sur l'iceberg du conservatisme et du court-termisme", écrit Daniel Cohn-Bendit avec un autre ancien eurodéputé écologiste Jean-Paul Besset, l'eurodéputé Pascal Durand et le député LREM proche de Nicolas Hulot Matthieu Orphelin, dans une tribune publiée dimanche par le JDD.

"Il appartient à Emmanuel Macron, à son gouvernement, à sa majorité, si les mots et les engagements souscrits ont un sens, de comprendre le message qui leur est adressé par ce départ, de transformer celui-ci en sursaut, de s'en servir comme d'un tremplin pour porter la transformation résolue et bienveillante que le ministre de l'Écologie incarnait", ajoutent-ils.

Selon eux, "Hulot voulait inscrire des trajectoires irréversibles vers un nouveau monde. À l'expérience, il a estimé ne pas pouvoir y parvenir tant le défi global est colossal, les ambiguïtés gouvernementales sont persistantes, les résistances corporatistes enkystées et les hostilités coalisées".

Si pour eux, "la prise de conscience" écologique est là, ils appellent Emmanuel Macron et son équipe à faire preuve de volonté politique pour faire changer la société, affirmant qu'ils "trouveront pour cela de nombreuses ressources dans la société française et européenne".

Le gouvernement doit annoncer un remaniement d'ici mardi après le départ fracassant de Nicolas Hulot qui a exprimé sa frustration notamment face aux lobbies.

Le nom de Daniel Cohn-Bendit est régulièrement cité, aux côtés de ceux de la députée de la majorité Barbara Pompili, du secrétaire d'État à la Transition écologique Sébastien Lecornu ou encore du président de l'Assemblée nationale François de Rugy.