International On l'attendait avec impatience, le compte-rendu des festivités du 14 juillet par Donald Trump. Et on n'a pas été déçu.

La stratégie du président français a été payante. Dans une interview originale et publiée dans le New York Times, Trump n'a pas de mots pour féliciter un 14-juillet "réussi" car "il n'a pas duré toute la journée", et ce aux côtés d'une "bonne personne". C'est officiel : la bisbrouille sur la toute première poignée de main entre les deux chefs d'Etat est désormais digérée.

"Il adore me prendre le main", s'en étonne encore le 45ème president-elect, qui se souvient: "Il m'a appelé et m'a dit: 'J'aimerais vous avoir ici et vous honorer en France'. (...) Quand il m'a demandé, j'ai dit: 'Vous êtes sûrs que c'est une bonne chose que j'aille à Paris? Je me suis retiré de l'Accord sur le climat la semaine dernière... C'est une bonne chose?' Il a répondu: 'Ils vous adorent en France.' J'ai dit: 'D'accord, je ne veux pas vous vexer'." 

Ainsi donc, pour ne pas vexer les Français, Donald Trump a accepté l'invitation... et ne s'attendait pas à un tel événement.

"Emmanuel Macron a été très respectueux" avec Trump. "Il est intelligent. Fort", poursuit-il. "Les gens ne réalisent pas à quel point il adore me prendre la main. Et c'est très bien, dans une certaine mesure." Les observateurs auront en effet remarqué qu'il y a eu tellement de poignées de main, ce jour-là, qu'il est difficile de les recenser. "C'est une très bonne personne. Et un type fort, mais voyez-vous, il faut qu'il le soit. Je pense qu'il sera un président super pour la France. Mais il aime vraiment me prendre la main." L'ex-magnat de l'immobilier dans toute sa splendeur.


Bref, quel souvenir se sera-t-il fabriqué de cette journée de célébration? "C'était top de chez top! (...) Il devait y avoir 200 avions au-dessus de nos têtes. Normalement vous avez deux avions et c'est tout, comme au Super Bowl. Et tout le monde devient fou, et c'est tout. (...) Et vous savez ce qui était bien aussi? C'était limité. Vous savez, c'était deux heures, et le défilé s'est terminé. Ca n'a pas duré toute la journée. Ils ne sont pas devenus fous. Vous n'avez pas envie de partir, mais vous êtes obligés. Ou bien vous avez vraiment envie de partir."


Aucun commentaire, malheureusement, sur l'engagement du pays de l'Oncle Sam aux côtés de l'Allié français durant la Première guerre mondiale, cent ans auparavant.