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Mercredi soir, lors d'un bain de foule improvisé à Bagnères-de-Bigorre, dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a confirmé son choix d'une stratégie offensive en invectivant des journalistes des chaînes de télévision françaises BFMTV et CNEWS.

"Vous avez dit ces derniers jours beaucoup de bêtises sur soi-disant des salaires, des avantages (attribués à M. Benalla, ndlr). Tout cela était faux", a-t-il affirmé.

"J'ai vu ces derniers jours beaucoup de gens perdre la raison avec des réactions disproportionnées et avec une violence....", a poursuivi M. Macron, qui s'est estimé visé par "un procès politique sur la base d'une affaire qui est triste mais qui est l'affaire d'un homme".


M. Macron a "commencé à desserrer le noeud coulant", a commenté pour l'AFP un spécialiste de la communication politique. "Il y a eu d'abord une phase de panique quand l'affaire a éclaté, d'où le silence", puis "une reprise d'initiative", selon ce spécialiste qui a requis l'anonymat.

Pour le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, M. Macron a montré qu'il restait "le maître des horloges", celui qui parle quand il l'a décidé et n'a "pas à répondre aux convocations des uns ou des autres".

M. Griveaux a d'ailleurs de nouveau écarté, au nom de la séparation des pouvoirs, la possibilité que le président s'exprime devant les commissions d'enquête parlementaires. Pour autant, promet ce proche du président, "toutes les leçons" de l'affaire Benalla seront "tirées à la rentrée" et "des changements profonds interviendront".