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La République est "inaltérable", a laconiquement déclaré jeudi Emmanuel Macron lors de son déplacement en Dordogne, alors que l'Elysée tentait de stopper la bronca suscitée par la vidéo d'un de ses collaborateurs frapper un manifestant le 1er mai.

Les journalistes qui accompagnaient le président de la République pour cette visite centrée sur les services publics en milieu rural l'ont a de multiples reprises interrogé sur cette affaire qui suscite une vague d'indignation à gauche comme à droite. Mais M. Macron a chaque fois refusé de répondre.

En fin de visite toutefois, à un journaliste qui lui demandait si "la République n'est pas entachée" par cette affaire, il a répondu: "Non non, la République elle est inaltérable !"

Emmanuel Macron a effectué un bain de foule avec une centaine de personnes à Périgueux avant d'inaugurer une fresque de la nouvelle Marianne, appelée à orner les timbres de la Poste. Il a eu un long aparté avec une femme protestant contre la hausse des prix du gaz et des impôts.

La présidence tentait de couper court jeudi à la bronca suscitée par une vidéo montrant un collaborateur d'Emmanuel Macron frappant un manifestant lors du 1er-Mai et qui a déclenché l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire pour violences.


C'est le porte-parole de l'Elysée Bruno Roger-Petit qui s'est chargé d'apporter des réponses: Alexandre Benalla, chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République au moment des faits, a rapidement reçu "la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l'Elysée".

Il a été "mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire" et "démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président", pour "punir un comportement inacceptable". C'est "un dernier avertissement avant licenciement", a souligné Bruno Roger-Petit.