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Plus de 500 personnes selon la police, 700 selon les organisateurs, se sont rassemblées dimanche après-midi à Bruxelles, devant les bâtiments européens du rond-point Schuman, afin de réclamer un Liban «libre, démocratique et souverain».

Cette manifestation pacifique était organisée par le Rassemblement de l'opposition libanaise en Belgique à la suite des évènements qui secouent le Liban depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, il y a près de 3 semaines.

Les manifestants, munis de drapeaux libanais, belges et européens ainsi que de photos de Rafic Hariri demandaient, entre autres, le retrait total des troupes syriennes présentes sur le territoire libanais depuis 1976.

Venus de plusieurs villes belges mais aussi de France, d'Allemagne, d'Autriche et des Pays-Bas, les membres de la communauté libanaise scandaient des slogans tels que «Chrétiens, Musulmans, tous unis pour le Liban» ou «Liberté, souveraineté, indépendance». Ils ont également entonné l'hymne national libanais ainsi que la Brabançonne.

«Nous sommes réunis devant l'Union européenne pour la remercier de son implication au Liban et pour lui demander de soutenir la formation d'un gouvernement de transition, le retrait direct et total des troupes et services secrets syriens de notre pays, la tenue d'élections libres ainsi qu'une enquête sur l'assassinat de Hariri», a expliqué Simon Najm, membre du Rassemblement de l'opposition libanaise en Belgique.

Le président syrien Bachar El Assad a annoncé samedi soir un retrait progressif mais total de ses troupes jusqu'à la frontière syro-libanaise.

«Le discours du président El Assad représente une petite avancée positive, mais il reste cependant ambigu quant au calendrier de ce retrait ou en ce qui concerne l'ingérence des services secrets syriens au Liban», a-t-il souligné.

«Nous avons déjà eu beaucoup de promesses de retrait. Nous attendons que les choses se fassent concrètement», a précisé Carlos Keirouz, représentant des Forces libanaises en Belgique.

«Les Musulmans et les Chrétiens libanais sont aujourd'hui réunis pour une même cause démocratique», a expliqué Marwan Al Amine, représentant de la gauche démocratique libanaise. «Le discours syrien n'est pas suffisant car le Liban a une armée qui peut être responsable sur son territoire. Nous demandons donc plus qu'une promesse de retrait», a-t-il ajouté. Une première manifestation du genre s'était déjà tenue il y a deux semaines devant l'ambassade syrienne à Bruxelles. Elle avait réuni plus de 200 personnes.